Der Balkan zwischen Orient und Okzident? Die Vielgestaltigkeit der westlich-medialen Wahrnehmung von Krieg und Gewalt auf dem Balkan am Beispiel der Bulgarian atrocities 1876

Keisinger, Florian GND

Die balkanischen Nationswerdungen im 19. und frühen 20. Jahrhundert waren begleitet von blutigen Kriegen. Gräueltaten gegen die Zivilbevölkerungen waren fester Bestandteil dieser Kriege, da in ihnen die Trennung zwischen kämpfenden Truppen, marodierenden Banden und Zivilisten kaum mehr funktionierte. Von der westlichen Presse, die die Kriege auf dem Balkan mit großem Interesse verfolgte, wurde dies nicht in Abrede gestellt. Wem jedoch das Gros der begangenen Untaten angelastet wurde, divergierte. Von einer Homogenität der westlichen Balkanwahrnehmung kann – zumindest mit Blick auf die vier Jahrzehnte vor dem Ersten Weltkrieg – keine Rede sein. Gemeinsam war der deutschen und englischen Presse, dass Krieg im Südosten im Kontext der 'orientalischen Frage' verortet und dementsprechend als ein gesamteuropäisches Problem aufgefasst wurde. Wie jedoch die Antwort auf die 'orientalische Frage' aussehen sollte, hierüber gingen die Meinungen auseinander. Im Gegensatz zu liberalen englischen und nationalistischen irischen Zeitungen, die die Etablierung unabhängiger Balkannationalstaaten einforderten, sah die deutsche, konservative englische und irisch-unionistische Presse in der Türkei einen wichtigen Ordnungsfaktor für Südosteuropa. Die Berichterstattung westlicher Medien anlässlich der Bulgarian atrocities von 1876 verdeutlicht eindrucksvoll, wie unterschiedlich vor diesem Hintergrund Krieg und Gewalt auf dem Balkan wahrgenommen und gedeutet wurden.

Les Balkans – entre l’Orient et l’Occident? La multiplicité de la perception des médias occidentaux de la guerre et de la violence dans les Balkans à partir de l’exemple des Bulgarian atrocities de 1876: La formation des nations balkaniques au XIXeet au début du XXesiècles s’accompagna de guerres sanglantes. Les atrocités contre les populations civiles en furent un élément important puisqu’il n’y avait plus guère de séparation entre les troupes combattantes, les bandes de maraudeurs et les civils. Suivant avec beaucoup d’intérêt les guerres dans les Balkans, la presse occidentale ne le contestait pas. Mais elle divergeait sur la question de savoir à qui attribuer la majorité des crimes commis. On ne peut parler d’homogénéité de la perception occidentale des Balkans, du moins pour les quatre décennies précédant la Première Guerre mondiale. La presse allemande et anglaise avaient en commun de replacer la guerre du sud-est européen dans le contexte de la "question d’Orient" et, en conséquence, de la considérer comme un problème concernant toute l’Europe. Cependant, elles n’étaient pas d’accord sur la réponse à apporter à la "question d’Orient". A la différence des journaux anglais libéraux et irlandais nationalistes, qui réclamaient l’instauration d’Etats-nations balkaniques indépendants, la presse allemande, la presse conservatrice anglaise et irlando-unioniste voyaient dans la Turquie un important facteur d’ordre en Europe du sud-est. Les reportages des médias occidentaux sur les Bulgarian atrocities de 1876 manifestent clairement à quel point, dans ce contexte, la guerre et la violence dans les Balkans furent perçues et interprétées différemment.

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