Direkt zum Inhalt | Direkt zur Navigation

    S. Schmitt, Die kaiserlichen Korrespondenzen Februar–Mai 1648 (Jean Bérenger)

    Francia-Recensio 2012/1 Frühe Neuzeit – Revolution – Empire (1500–1815)

    Sebastian Schmitt (Bearb.), Die kaiserlichen Korrespondenzen Februar–Mai 1648, Münster (Aschendorff ) 2008, LXXXVII–444 S. (Acta Pacis Westphalicae. Serie II A, 8), ISBN 978-3-402-05000-2, EUR 83,00.

    rezensiert von/compte rendu rédigé par

    Jean Bérenger, Paris

    Il est heureux que ce volume des Acta Pacis Westphalicæ concernant la délégation impériale ait été publié en même temps que celui qui couvrait la période allant de novembre 1647 à janvier 1648 (APW II A 7). Comme ce dernier, il obéit aux mêmes exigences éditoriales et son introduction historique représente en particulier une réussite.

    Les négociations du printemps 1648 (11 février 11 mai 1648) constituent une phase relativement homogène. Elles se sont déroulées à Osnabrück entre la délégation impériale dirigée par le comte Lamberg d’une part, la Suède et les États de l’Empire d’autre part. Les diplomates ont été chargés de rédiger un » Instrumentum Pacis Osnabrugensis « , qui était la contrepartie de l’ » Instrumentum Pacis Monasteriensis « . Un projet a été déposé par la délégation impériale le 8 février 1648 et les discussions ont commencé immédiatement. Ferdinand III a opposé son veto à la présence de la délégation française, ce qui a permis d’accélérer le processus, d’autant plus que les États de l’Empire, catholiques ou protestants, souhaitaient parvenir rapidement à un accord.

    Or, la France en dépit de la conclusion de l’accord préliminaire de 1647, souhaitait séparer les deux branches de la maison d’Autriche et priver l’Espagne du soutien de l’empereur, tout comme elle voulait empêcher le duc Charles IV de Lorraine de récupérer ses États patrimoniaux (les duchés de Lorraine et de Bar annexés de facto par la France depuis 1633). Elle souhaitait également neutraliser le cercle de Bourgogne (les Pays-Bas espagnols) et le priver du soutien de l’Empire au cas où le conflit franco-espagnol se prolongerait. C’est pourquoi les négociations franco-autrichiennes ne faisaient guère de progrès à Münster avant le rappel à Paris du comte d’Avaux en avril 1648.

    La situation était bien différente à Osnabrück. La négociation fit de sérieux progrès en mars et en avril qui furent facilités par le soutien des États catholiques modérés ou »principalistes«. En effet ceux-ci s’opposèrent aux positions intransigeantes de la délégation impériale, qui s’appuyait sur une minorité d’États catholiques qualifiés de »maximalistes«. Les points litigieux concernaient les questions douanières et commerciales, l’amnistie dans l‘Empire, la »satisfaction« (c’est-à-dire les indemnisations réclamées pour son effort de guerre) de la Hesse-Cassel, fidèle alliée de la Suède et de la France. Il fallait surtout parler sur les questions confessionnelles et préciser les droits des sujets et des seigneurs médiatisés) – sans oublier la »satisfaction« de la Suède, qui réclamait, outre des annexions territoriales, de grosses compensations financières pour régler ses dépenses militaires. Enfin, il fallait régler la question de l’amnistie dans les pays héréditaires, qui posaient le problème de l’indemnisation des exilés dont les biens avaient été confisqués, en particulier en Bohême.

    L’instruction de Ferdinand III du 18 avril relança la négociation en présentant aux Suédois un projet global, qui plaçait les buts de la négociation dans un cadre plus général. Les diplomates travaillèrent sur ce projet et remirent les résultats au chancelier Oxenstierna, le 11 mai 1648.

    Durant tout ce temps la situation militaire des Impériaux ne cessa de se dégrader, malgré le retour de l’armée bavaroise à leurs côtés. Les Suédois de Wrangel, après avoir été chassés de Bohême, ont profité de l’hiver pour reconstituer leurs forces durant l’hiver en Allemagne du Nord. Ils ont été rejoints par l’armée de Turenne, qui a repassé le Rhin et qui va bientôt menacer Maximilien de Bavière chez lui.

    Il était donc raisonnable de la part de la délégation impériale de rechercher un compromis à Osnabrück.

    Lizenzhinweis: Dieser Beitrag unterliegt der Creative-Commons-Lizenz Namensnennung-Keine kommerzielle Nutzung-Keine Bearbeitung (CC-BY-NC-ND), darf also unter diesen Bedingungen elektronisch benutzt, übermittelt, ausgedruckt und zum Download bereitgestellt werden. Den Text der Lizenz erreichen Sie hier: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/de

    PSJ Metadata
    Jean Bérenger
    S. Schmitt, Die kaiserlichen Korrespondenzen Februar–Mai 1648 (Jean Bérenger)
    CC-BY-NC-ND 3.0
    Frühe Neuzeit (1500-1789)
    Europa
    Politikgeschichte
    17. Jh.
    4015701-5 118647989 118806262 118823795 118838598 4020517-4 4135952-5 4065777-2
    1648
    Europa (4015701-5), Alexander VII., Papst (118647989), Franz Wilhelm Osnabrück, Bischof (118806262), Lamberg, Johann Maximilian von (118823795), Volmar, Isaak (118838598), Geschichte (4020517-4), Quelle (4135952-5), Westfälischer Friede (4065777-2)
    PDF document schmitt_berenger.doc.pdf — PDF document, 95 KB
    S. Schmitt, Die kaiserlichen Korrespondenzen Februar–Mai 1648 (Jean Bérenger)
    In: Francia-Recensio 2012/1 | Frühe Neuzeit - Revolution - Empire (1500-1815)
    URL: http://www.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2012-1/FN/schmitt_berenger
    Veröffentlicht am: 18.04.2012 15:25
    Zugriff vom: 19.09.2017 15:31
    abgelegt unter: