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M. Füssel, Der Siebenjährige Krieg (Jean Bérenger)


Francia-Recensio 2011/3 Frühe Neuzeit – Revolution – Empire (1500–1815)

Marian Füssel, Der Siebenjährige Krieg. Ein Weltkrieg im 18. Jahrhundert, München (C. H. Beck) 2010, 127 S., 3 Abb. (Beck'sche Reihe. C. H. Beck Wissen, 2704), ISBN 978-3-406-60695-3, EUR 8,95.

rezensiert von/compte rendu rédigé par

Jean Bérenger, Paris

Marian Füssel, professeur d’histoire moderne à l’université de Göttingen, nous donne une synthèse bien documentée et bien écrite sur la guerre de Sept Ans, tout à fait dans le style des ouvrages historiques de la Collection »Que sais-je?«.

L’auteur met en place les principaux acteurs du conflit et montre à la fois le caractère universel de ce conflit, soulignant l’âpreté des affrontements qui ont abouti au total à un million de morts. Il fait un sort aux différents théâtres d’opération de l’Europe occidentale certes, mais aussi l’Europe du Nord, l’Amérique du Nord et l’Inde. En fait il s’agissait d’un double conflit: d’une part la Monarchie autrichienne voulait récupérer la Silésie, cédée sous la contrainte en 1745 à Frédéric II, afin de reprendre une place prépondérante en Allemagne et éliminer la Prusse de la Pentarchie, les cinq grandes puissances qui dominaient l’Europe (Autriche, Prusse, Russie, Grande-Bretagne et France). La Silésie, par son économie et sa population apportait en outre d’importantes ressources à la puissance qui la contrôlait. Le chancelier Kaunitz était persuadé que l’appui de la France était le meilleur moyen d’atteindre ce but et il réalisa non sans peine le fameux renversement des alliances de 1756, par lequel les Bourbons et les Habsbourg mirent fin à un conflit pluriséculaire. Comme d’autre part la paix d’Aix la Chapelle de 1748 entre la France et la Grande-Bretagne n’était guère qu’une trêve, les hostilités en Amérique du Nord avaient repris entre colons, tribus indiennes et troupes de marine.

L’alliance franco-autrichienne reposait sur un malentendu: la France de Louis XV souhaitait avoir les mains libres en Europe pour utiliser ses forces outre-mer et opérer éventuellement un débarquement en Angleterre. Choiseul, qui pensait que l’alliance autrichienne neutraliserait le continent, fut obligé de mener une guerre en Allemagne, où l’armée française subit de graves revers, dont le plus célèbre fut la bataille de Rossbach. En outre, l’alliance mobilisa d’importantes ressources: on ne connaît pas exactement le montant des fonds qui furent transférés à Vienne via Bruxelles mais on a parlé de 100 millions de livres tournois. Rien ne se passa comme les dirigeants l’avaient prévu: l’agression de Frédéric II contre la Saxe suscita une réaction hostile de la part des princes allemands et il fut mis au ban de l’Empire. Vienne et Berlin avaient pensé engager une guerre courte, qui permettrait de régler leur différend à l’issue d’une seule campagne, mais ils durent bien vite constater que la guerre serait longue et ruineuse. Les grandes batailles de l’année 1759 ne mirent pas fin au conflit et en 1763 tous les belligérants étaient épuisés financièrement. Pour la première fois, on se décida à négocier séparément et à régler par deux paix séparées la guerre maritime et coloniale (le traité de Paris de 1763 entre la France et la Grande-Bretagne) tandis que la paix d’Hubertusbourg réglait le conflit entre la Prusse et la France.

Le grand perdant était la France de Louis XV, même s’il convient de ne pas exagérer – comme le fait l’auteur – la gravité de la perte du Canada et de certaines positions françaises aux Indes. La France avait sauvé les Antilles et la richesse potentielle qu’elles représentaient, alors que le Canada avait surtout une importance stratégique face aux Treize colonies anglaises. Plus grave était pour la monarchie autrichienne la confirmation de la perte de la Silésie. C’était la consolidation de la pentarchie sur le plan européen et le partage de l’Allemagne entre deux grandes puissances.

L’idéologie de la guerre limitée, complément de rivalités d’intérêts entre les princes, sans conséquence pour les peuples qui apprenaient les événements dans les gazettes, avait montré ses limites. Les batailles furent très meurtrières, les populations civiles eurent à souffrir (on vit même les premières déportations réalisées par les Anglais en Acadie) et les conflits concernèrent déjà une bonne partie de la planète.

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PSJ Metadata
Jean Bérenger
M. Füssel, Der Siebenjährige Krieg (Jean Bérenger)
CC-BY-NC-ND 3.0
Frühe Neuzeit (1500-1789)
Deutschland / Mitteleuropa allgemein, Österreich und Liechtenstein
Militär- und Kriegsgeschichte
18. Jh.
4011882-4 4043271-3 4054839-9
1756-1763
Deutschland (4011882-4), Österreich (4043271-3), Siebenjähriger Krieg (4054839-9)
PDF document fuessel_berenger.doc.pdf — PDF document, 86 KB
M. Füssel, Der Siebenjährige Krieg (Jean Bérenger)
In: Francia-Recensio 2011/3 | Frühe Neuzeit - Revolution - Empire (1500-1815)
URL: http://www.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2011-3/FN/fuessel_berenger
Veröffentlicht am: 23.09.2011 13:50
Zugriff vom: 25.06.2017 09:08
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