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    M. Brunert, Die Beratungen des Fürstenrates in Osnabrück, Teil 6: Juni–Juli 1648, bearbeitet von Maria-Elisabeth Brunert (Jean Bérenger)

    Francia-Recensio 2010/3 Frühe Neuzeit – Revolution – Empire (1500–1815)

    Maria-Elisabeth Brunert (Bearb.), Die Beratungen des Fürstenrates in Osnabrück, Teil 6: Juni–Juli 1648, Münster (Aschendorff ) 2009, XCIV–574 S. (Acta Pacis Westphalicae. Serie III Abt. A. Protokolle, 3/6), ISBN 978-3-402-13780-2, EUR 94,00.

    rezensiert von/compte rendu rédigé par

    Jean Bérenger, Paris

    Le volume 6 de la série des procès verbaux des réunions du collège des princes ( Fürstenrat) qui se réunissait à Osnabrück rapporte les délibérations très importantes du début de l’été 1648 (du 18 juin au 27 juillet, où l’on a traité des trois graves problèmes qui demeuraient en suspens avant la conclusion d’un traité de paix. La première question était l’indemnité de 5 millions de rixdales réclamée par la Suède comme préalable à l’évacuation des positions qu’elle occupait dans l’Empire, la seconde était l’amnistie et la restitution des biens confisqués dans les pays héréditaires de l’empereur après 1630, la dernière concernait les directives nécessaires à l’exécution des clauses du futur traité de paix. Les États de l’Empire, qui cherchaient un compromis dans les négociations avec la Suède, voulaient avoir un contact direct avec Oxenstierna et Salvius afin de mettre au point les textes définitifs du traité. Le collège des princes a fourni un travail non négligeable en recherchant un compromis dans les dernières questions encore en suspens, qui empêchaient la conclusion de la paix tant désirée par les sujets des princes d’Empire. Jusqu’au 10 juillet, les discussions portèrent sur les modalités de l’indemnité de guerre et sur la manière dont ils devaient être perçus sur des territoires ruinés par des années de guerre. L’essentiel de la discussion porta sur les modalités du règlement, qui était imposé à sept cercles d’Empire, pour lesquels les délégués ne voulaient pas s’engager à la légère. Comme le paiement comptant semblait impossible, on finit par trouver un compromis le 10 juillet: 1,8 million de rixdales sera payé comptant, pour le reste la délégation suédoise se contenta d’assignations, contre l’avis de la reine Christine.

    C’est seulement après avoir trouvé un accord sur ce point que les Suédois reprirent les négociations avec la délégation impériale, qui après le départ du comte Trauttmansdorff comprenait le comte Lamberg, Krane et Volmar. Bien que la situation militaire des impériaux ait été particulièrement défavorable, puisque l’armée de Turenne, après la victoire de Zusmarshausen, occupait la Bavière et menaçait la Haute-Autriche, on faillit se séparer le 13 juillet à cause de la question de l’amnistie et des restitutions dans les pays héréditaires, parce que les deux parties demeuraient sur leurs positions. Ce sont les délégués des princes qui débloquèrent la situation et trouvèrent un compromis alors qu’on était au bord de la rupture – en l’espèce la clausule qui fut ajoutée à l’article IV 53 de l’ Instrumentum Pacis Osnabrugensis . Après une discussion serrée le collège des princes trouva avec les deux autres collèges les termes définitifs des deux derniers articles de l’ » Instrumentum Pacis Osnabrugensis « , qui garantissaient l’exécution du traité. Les délégués remirent le texte définitif le 25 juillet aux délégations impériales et suédoises qui le sanctionnèrent dans le plenum du 27 juillet 1648.

    Mme Maria Elisabeth Brunert a été chargée de l’édition de ces 30 procès-verbaux et ce volume s’inscrit dans le vaste travail d’édition des procès-verbaux du collège des princes siégeant à Osnabrück (6 volumes parus) qu’elle a assumé seule ou avec la collaboration de Klaus Rosen. L’édition, conforme aux normes de qualité qui caractérisent la publication des » Acta Pacis Westphalicae « comprend outre les procès-verbaux des délibérations, les relations aux députations qui négociaient avec les Suédois et les impériaux. Le contenu des discussions est évoqué dans le commentaire et dans les notes qui rendent le texte intelligible au lecteur. La relation de l’évêque de Bamberg a servi de base à l’établissement du texte, elle est complétée en cas de besoin par celle du représentant de Palatinat-Neubourg. La composition du collège des princes est variable selon les séances, mais Mme Brunert en donne une bonne récapitulation (p. 572–573). Le collège était présidé par le représentant de Lodron, archevêque de Salzbourg.

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    PSJ Metadata
    Jean Bérenger
    M. Brunert, Die Beratungen des Fürstenrates in Osnabrück, Teil 6: Juni–Juli 1648, bearbeitet von Maria-Elisabeth Brunert (Jean Bérenger)
    CC-BY-NC-ND 3.0
    Frühe Neuzeit (1500-1789)
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    M. Brunert, Die Beratungen des Fürstenrates in Osnabrück, Teil 6: Juni–Juli 1648, bearbeitet von Maria-Elisabeth Brunert (Jean Bérenger)
    In: Francia-Recensio 2010/3 | Frühe Neuzeit – Revolution – Empire (1500–1815)
    URL: http://www.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2010-3/FN/brunert_berenger
    Veröffentlicht am: 29.07.2010 17:54
    Zugriff vom: 19.09.2017 15:31
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