M. Raether (Hg.), Maison Heinrich Heine Paris, 1956–1996, 1998 (A. Grosser)
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Autor / Rezensent Grosser, Alfred
Titel M. Raether (Hg.), Maison Heinrich Heine Paris, 1956–1996, 1998 Untertitel Institut Deutsches Historisches Institut Paris BSB digitale Bibliothek http://francia.digitale-sammlungen.de/Blatt_bsb00016428,00404.html Seiten 392–392 BSB Band-ID bsb00016428 BSB Seiten Anfang 00404 BSB Seiten Ende 00404 Lizenz urheberrechtlich geschützt DDC-BSB Geo-SW DDC-BSB Sach-SW DDC-BSB Zeit-SW Zeit-SW Geo-SW (GKD) Sachschlagwort (SWD) Personenschlagwort (PND) Fachgebiet OCR-Text 392 Rezensionen Martin Raether (Hg.), Maison Heinrich Heine Paris, 1956-1996. Quarante ans de pré¬ sence culturelle, Bonn, Paris (Martin Raether) 1998, 399 p. Un beau volume avec des limites. Il est publié sous la direction de l'un des six direc¬ teurs que la maison allemande de la Cité universitaire a connus depuis 1956. Il a été en fonc¬ tion de 1990 à 1996. A juste titre, il a mis l'accent sur le travail culturel accompli. Dans mon livre Mein Deutschland, j'avais relevé l'originalité du Heinrich Heine Haus. La maison alle¬ mande fait exception à la Cité. Presqu'à chaque réunion du Conseil d'administration, le représentant de la Fondation nationale de la Cité universitaire de Paris rend hommage non seulement à la bonne gestion, mais à l'extraordinaire impulsion culturelle donnée. Dans le travail franco-allemand d'information réciproque, de dialogue sans cesse renouvelé sur la société, la politique et l'histoire récente des deux pays, elle a joué et joue un rôle de même importance que le Goethe Institut. Grâce à ses directeurs, grâce à la générosité du DAAD, de l'Office allemand d'échanges universitaires, grâce aussi à l'esprit d'ouverture et de tolé¬ rance du Conseil d'administration et de son président, l'ambassadeur en exercice de la République fédérale. Qu'une Festschrift n'aille pas très loin dans la réflexion critique, voilà qui se comprend fort bien. Il eût pourtant été intéressant, puisqu'il est question d'architecture, de faire allu¬ sion au rôle assurément pas toujours positif de la Bundesbaudirektion. Mais pourquoi, de toute façon, s'être limité aux aspects culturels? Encore eût-on pu dresser un bilan de qua¬ rante années de conférences, de débats, d'animations diverses. Quels publics? Quels effets? Quelle insertion dans les débats intellectuels, estudiantins, politiques de chaque période? Et même: quelles politiques successives d'acquisitions pour la bibliothèque? Quelle demande étudiante? Quels lecteurs extérieurs? Le Heinrich Heine Haus est d'abord une résidence pour étudiants. Conformément aux règles de la Cité, la moitié des résidents seulement sont allemands, les autres étant de natio¬ nalités fort variées. Depuis trois décennies, les statuts de la maison sont originaux parce que le vent de 1968 a amené la cogestion. Deux membres élus des résidents sont membres de plein droit du Conseil d'administration. Et l'autorité du directeur est limitée par la pré¬ sence, à ses côtés, d'une représentation étudiante avec laquelle il peut y avoir conflit. Il eût été intéressant de disposer d'une étude sur les variations du climat au sein de la maison. Les élections étudiantes ont donné lieu à des affrontements idéologiques. Les tensions avec cer¬ tains directeurs ont été tantôt dues à l'air du temps, tantôt à la personnalité du directeur du moment. Aujourd'hui, la gestion et l'animation culturelle sont consensuelles, mais il n'en a certes pas été toujours ainsi. Les contributions au présent ouvrage sont utiles. Les chronologies et les reproductions de documents constitueront une aide précieuse pour quiconque travaille sur les relations franco- allemandes ou sur l'historique de la »Cité U«. Mais, en tant que membre le plus ancien et le plus permanent du Conseil d'administration, je regrette le manque d'ampleur de la visée qui a dominé l'élaboration du volume. Alfred Grosser, Paris Francia 27/3 (2000) Abstract

