D. Bald, Die Atombewaffnung der Bundeswehr. Militär, Politik und Öffentlichkeit in der Ära Adenauer, 1994 (P. Guillen) ; W. Albrecht, Der Sozialistische Deutsche Studentenbund (SDS), 1994 (A.-M. Corbin-Schuffels)
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Rezension
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Autor / Rezensent Guillen, Pierre
Titel D. Bald, Die Atombewaffnung der Bundeswehr. Militär, Politik und Öffentlichkeit in der Ära Adenauer, 1994 Untertitel Institut Deutsches Historisches Institut Paris BSB digitale Bibliothek http://francia.digitale-sammlungen.de/Blatt_bsb00016422,00352.html Seiten 340–340 BSB Band-ID bsb00016422 BSB Seiten Anfang 00352 BSB Seiten Ende 00353 Lizenz urheberrechtlich geschützt DDC-BSB Geo-SW DDC-BSB Sach-SW DDC-BSB Zeit-SW Zeit-SW Geo-SW (GKD) Sachschlagwort (SWD) Personenschlagwort (PND) Fachgebiet Neuere Zeitgeschichte (1945-heute) OCR-Text 340 Anzeigen Detlev Bald, Die Atombewaffnung der Bundeswehr. Militär, Politik und Öffentlichkeit in der Ära Adenauer, Bremen (Edition Temmen) 1994,146 p. La dotation éventuelle de la Bundeswehr en armes atomiques tactiques a donné lieu à de vifs débats en RFA à la fin des années cinquante. L'auteur se propose d'étudier l'interac¬ tion, dans ces débats, des responsables politiques, des militaires, du Parlement, des Églises, de l'opinion publique. Dans le premier semestre 1957 la RFA est admise aux discussions ouvertes à ce sujet dans les instances de l'OTAN et de l'UEO. Adenauer, Strauß, les chefs militaires - notamment le général Heusinger - insistent auprès des Alliés: à leurs yeux la possession d'armes atomiques sera le couronnement nécessaire de l'accession de la RFA à la pleine souveraineté et au statut de grande puissance. Ils se heurtent à une forte opposition anti-atomique: réserve des parti¬ sans d'un simple renforcement des moyens conventionnels; campagnes pacifistes lancées par le SPD, l'Église évangélique, prises de positions hostiles de théologiens, de scientifiques, d'universitaires. L'importance de cette opposition provoque des débats au Comité directeur de la CDU; mais Adenauer, dans cette affaire, réagit en fonction de la Realpolitik et non de l'éthique. Il ne tient pas compte des »états d'âme« de l'opinion publique, sinon pour veiller à ce que les pourparlers sur l'armement atomique restent secrets. Le livre est solidement documenté, comme en témoignent les notes infrapaginales. Mais il ne comporte pas de présentation des sources utilisées ni de bibliographie. Il souffre également d'un certain flou dans la construction: les différents angles d'approche s'entrecroisent; les rappels de généralités bien connues, mises sur le même plan que les développements sur la question qui fait l'objet de l'étude, rompent le déroulement de celle-ci et en estompent la spé¬ cificité. Pierre Guillen, Grenoble Willy Albrecht, Der Sozialistische Deutsche Studentenbund (SDS). Vom parteikonformen Studentenverband zum Repräsentanten der Neuen Linken, Bonn (J. H.W. Dietz) 1994,539 p. (Politik- und Gesellschaftsgeschichte, 35). Une organisation estudiantine, rentrée dans l'histoire sous le sigle SDS, voilà le sujet d'un important ouvrage de Willy Albrecht. Des études nombreuses ont retracé les péripéties de son histoire sous les feux de la rampe autour de 1968. En revanche, il n'existe presque rien sur l'évolution du mouvement étudiant socialiste en général jusqu'en 1945. Pour la période suivante, on trouvera, à côté de l'ouvrage intéressant de T. Fichter sur l'historique du mouve¬ ment comme étant l'expression de conflits de générations, des travaux qui recherchent une explication rétrospective plus sociologique ou psychologique de la »révolte des étudiants«. Ainsi, la structure fédérale du groupe n'a guère été traitée, et moins encore, sa politique ex¬ térieure. Et même lorsqu'il s'agit de son attitude face au réarmement ou au nucléaire, les ana¬ lyses demeurent lacunaires pour les rapports entre SDS et SPD jusqu'à leur rupture. Quant à l'actualité de propositions telle que celle, en 1961, de l'attribution d'une somme minimum à tous les étudiants, elle est évidente. L'un des objectifs les plus intéressants de cette étude est de rechercher les causes de la rupture de 1960 entre SDS et SPD. De nombreux facteurs y ont mené. Ainsi le refus du SDS d'accepter le programme de Godesberg, la volonté d'enquêter, même au prix de collabora¬ tion avec des pays communistes, et de faire la vérité sur les implications de nombreux juges et procureurs avec le nazisme; d'autre part, la peur d'Herbert Wehner et de son entourage que le SDS ne puisse devenir un élément moteur qui entraîne le parti vers une rupture avec les ten¬ dances plus molles prônées par ses dirigeants. A l'époque de la confrontation ouverte, c'est-à-dire dans les années 1958 à 1961, la direc¬ tion du SPD reprocha souvent au SDS de se mêler des grandes lignes de la politique allemande Anzeigen 341 et de négliger les questions universitaires. Le SDS considérait, en effet, au plus tard dès 1955, que ces questions étaient intimement liées si Ton voulait parvenir à une réelle démocratisation de la société. Le point fort de cette étude chronologique est la période 1945-1960. En 1945, de petits groupes autonomes d'étudiants socialistes très liés aux organisations lo¬ cales du SPD se constituent dans diverses universités. Après des réunions préparatoires, le congrès fondateur de Hambourg en 1946 parvint à rassembler 90 personnes en provenance de 20 universités situées dans les zones occidentales et à Berlin. On y souleva, en présence d'Erich Ollenhauer, la question de la dépendance de Porganisation par rapport au SPD. Peu à peu, le mouvement s'élargit à d'autres universités comme Munich. Mais, ce n'est qu'en 1951 que le groupe de Francfort parvint à créer une véritable revue, links. La deuxième phase est celle du passage de la collaboration à la confrontation avec le SPD vers 1958. Elle fut marquée par la discussion théorique sur les rapports à entretenir avec les communistes, la lutte pour une réforme universitaire et la critique de la société. Albrecht a travaillé à l'Institut d'Histoire sociale d'Amsterdam et aux Archives de la Friedrich-Ebert- Stiftung, ce qui lui permet de faire un tableau vivant et très bien documenté des discussions entre les acteurs de la radicalisation du mouvement. La dernière phase est celle du refus de la politique »opportuniste« du SPD. Il y a scission du SDS autour de la question de l'arme atomique. Une brève tentative de rapprochement est condamnée à l'échec. La très vive dénonciation des anciens nazis encore en exercice se con¬ crétise dans des expositions, dont une à Berlin-Ouest. C'est enfin le refus du programme so¬ cial-démocrate de Godesberg par les dirigeants du SDS et la réplique du SPD qui reconnaît d'autres organisations estudiantines, donc la fin de la position de monopole du SDS. L'évolution du SDS après la rupture avec le SPD, son approbation du socialisme démocra¬ tique et le rôle du SHB, nouvellement créé, ne sont abordés que brièvement. N'en resterait-il que le souvenir d'une violente intervention contre une cérémonie officielle à l'université de Hambourg ou le célèbre mot d'ordre »Unter den Talaren Muff von 1000 Jahren«? Anne-Marie Corbin-Schuffels, Lille Abstract

