Archives nationales, Cabinet de Napoléon Ier et secrétairerie d'état impériale. Pièces ministérielles an VIII-1815, 1994 (M. Martin) ; H. Fuhrmann, Pour le Mérite. Über die Sichtbarmachung von Verdiensten. Eine historische Besinnung, 1992 (R. Dufraisse)
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Autor / Rezensent Martin, Michael
Titel Archives nationales, Cabinet de Napoléon Ier et secrétairerie d'état impériale. Pièces ministérielles an VIII-1815, 1994 Untertitel Institut Deutsches Historisches Institut Paris BSB digitale Bibliothek http://francia.digitale-sammlungen.de/Blatt_bsb00016316,00358.html Seiten 348–348 BSB Band-ID bsb00016316 BSB Seiten Anfang 00358 BSB Seiten Ende 00358 Lizenz urheberrechtlich geschützt DDC-BSB Geo-SW DDC-BSB Sach-SW DDC-BSB Zeit-SW Zeit-SW Geo-SW (GKD) Sachschlagwort (SWD) Personenschlagwort (PND) Fachgebiet Neuzeit / Neuere Geschichte (1789-1918) OCR-Text 348 Anzeigen Une fort précieuse illustration, de bonnes annexes (membres du club des jacobins, chronologie, notes, bibliographie), la reproduction dans le texte de documents de grande valeur, dont les quatre couplets de la Marseillaise consacrés à la garnison et aux vaillants habitants de Landau, tout concourt à faire de ce volume une contribution précieuse à l'histoire de l'Alsace comme à celle de l'Allemagne. Roland Marx, Paris Cabinet de Napoléon Ier et secrétairerie d'état impériale. Pièces ministérielles an VIII-1815, Paris (Archives nationales) 1994, 302 S. Nach den Publikationen der Findbücher zu den Serien AF IV 1090-1173, AF IV 1719-1832 schließt das Nationalarchiv eine weitere Lücke mit der anzuzeigenden Editi¬ on. Sie betrifft die Kernüberlieferung der Napoleonzeit mit der persönlichen Korrespon¬ denz des Konsuls und Kaisers und den Kabinettsakten. Enthalten sind auch die Akten der Staatskanzlei mit den Vorlagen der Ministerien (mit Ausnahme des Kriegsministeri¬ ums) an Napoleon. Eben diese letztgenannten Quellen bilden einen Kernbestand, der nicht nur für inner¬ französische Departements von Bedeutung ist, sondern auch für die Historiker der deut¬ schen Departements reichhaltiges Material birgt. Aus dem zeitlichen Rahmen fallen die »bulletins et rapports de police sur Paris«, die 1792 einsetzen und wissenschaftlich bereits ausgewertet wurden. Die »Listes d'éligibilité et de notabilité (AF IV 1420 à 1442) bergen mit der Aufzäh¬ lung der Höchstbesteuerten, soweit diese Listen nicht als Gegenüberlieferung in den De- partementalarchiven vorhanden sind eine vorzügliche sozialgeschichtliche Quelle. Zu danken ist den Bearbeitern für den differenzierten Index mit Namens-, Orts- und Sachbetreff en. Der Forscher kann dankbar sein, mit der bald abgeschlossenen Inventarserie ein un¬ schätzbares Hilfsmittel an der Hand zu haben. Michael Martin, Landau Horst Fuhrmann, Pour le Mérite. Über die Sichtbarmachung von Verdiensten. Eine historische Besinnung, Sigmaringen (Thorbecke) 1992, 87 S. Ce petit ouvrage est la version étoffée, enrichie d'une présentation des sources, d'une bibliographie et surtout d'illustrations très parlantes accompagnées d'explications et de commentaires, d'une conférence prononcée à Bonn en 1991, lors d'une session de l'Ordre pour le Mérite. L'auteur, à qui ses travaux historiques ont valu de figurer parmi les 176000 membres admis dans cet ordre entre 1951 et 1991, était particulièrement quali¬ fié pour traiter ce sujet. Son livre, très sérieux, se lit avec autant de plaisir qu'un roman. C'est une courte histoire des moyens par lesquels les états, depuis l'antiquité, ont récom¬ pensé ceux de leurs citoyens qui s'étaient distingués par des mérites exceptionnels. Le médiéviste Horst Fuhrmann ne pouvait, évidemment, oublier le Moyen-Age et ses ord¬ res liés à la chevalerie: d'où, par exemple, sa présentation, avec illustrations à l'appui, de l'Ordre de la Jarretière et de celui de la Toison d'Or. Parvenu aux temps modernes au cours de son étude, il évoque l'ordre français de Saint-Louis, l'Ordre du Bain anglais et l'Ordre russe de St. Alexandre Newski, pour en arriver aux Ordres prussiens. Rapidement est présenté l'»Orden vom Schwarzen Adler«, institué en 1701 et qui sub¬ sistera jusqu'en 1918. Sa devise était Suum cuique, A chacun son dû. Le nombre de ses membres était limité à 30 et le bourgeois qui y était admis se voyait conférer la noblesse à Fuhrmann: Pour le mérite 349 titre héréditaire. Suivent chronologiquement deux Ordres à la dénomination française: »Ordre de la générosité« (1667), »Ordre pour le mérite« (1740). Pour ce qui est de ce der¬ nier, Horst Fuhrmann présente longuement les statuts, les conditions d'attribution et la manière, dont Frédéric le Grand et ses successeurs l'ont décerné. Jusqu'en 1842, seuls les officiers pouvaient être ainsi récompensés. L'Ordre pour le mérite devait être décerné, pour les services militaires jusqu'en 1920. Le seul survivant des décorés de la première Guerre mondiale est actuellement Ernst Jünger. En 1842, Frédéric-Guillaume IV décida de créer au sein de l'Ordre, une classe pour ré¬ compenser les mérites acquis dans les domaines scientifiques et artistiques. Alexandre von Humboldt devait être le premier chancelier de cet »Orden Pour le mérite für Wissen¬ schaften und Künste«. Dans la première promotion figuraient le physicien français Ara- go, dont le roi de Prusse connaissait pourtant des sentiments républicains, ainsi que le prince Metternich, le pilier de la contre-révolution. A noter que les statuts définitifs de cet Ordre destiné à récompenser les artistes et les savants, précisaient que la théologie ne devait pas être considérée comme une science. Avec les années cet ostracisme devait tom¬ ber en désuétude. Enfin, le livre présente la période qui s'étend de 1918 à nos jours. La République de Weimar supprima les ordres, puis son gouvernement accepta que fût constituée, en 1924 une »Association libre des chevaliers de l'Ordre Pour le mérite« qui eut la permission de coopter de nouveaux membres. Le régime nazi rétablit les Ordres et les insignes honorifi¬ ques, mais ne publia jamais la circulaire d'application en ce qui concerne l'Ordre Pour le mérite. L'»Association libre...« de 1924 subsista donc en tant que telle mais, comme en 1933, elle avait coopté Ernst Barlach qui devait bientôt être accusé, par le régime, d'être l'un des représentants de »l'art dégénéré«, il lui fut interdit de recruter à l'avenir. En 1952, il revint au président Theodor Heuss de restaurer l'Ordre. Dans les vingt dernières années qui ont précédé la réunification, on estimait que, dans la République fédérale, un citoyen sur 10000 en était devenu membre. Des sondages ont révélé qu'en 1988, 8% des adultes de la République fédérale aspiraient à recevoir une décoration quelconque et qu'à l'automne de 1990, ce pourcentage était monté à 14% (p. 8). On disait autrefois que le Français était un Monsieur décoré qui ignorait la géographie. Devra-t-on dire que l'Allemand est un Monsieur qui aimerait pouvoir porter une décoration? Roger Dufraisse, Paris Abstract

