Jean Vidalenc (1912-1986), par Roger Dufraisse
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Autor / Rezensent Dufraisse, Roger
Titel Untertitel Institut BSB digitale Bibliothek http://francia.digitale-sammlungen.de/Blatt_bsb00016288,00979.html Seiten 963-970 BSB Band-ID bsb00016288 BSB Seiten Anfang 00979 BSB Seiten Ende 00986 Lizenz DDC-BSB Geo-SW DDC-BSB Sach-SW DDC-BSB Zeit-SW Zeit-SW Geo-SW (GKD) Sachschlagwort (SWD) Personenschlagwort (PND) Fachgebiet OCR-Text Jean Vidalenc (1912-1986)1 Le 19 février 1986, l'Institut Historique allemand de Paris et la communauté des historiens apprenaient le décès de Jean Vidalenc. Celui-ci avait brusquement et discrètement quitté ce monde le 12 février précédent et, selon sa volonté, avait été inhumé, dans la plus stricte intimité familiale, dans le petit cimetière de Fontenay-aux-Roses, comme si, dans un dernier geste de sympathie, il avait voulu épargner cette épreuve à ses amis. Jean Vidalenc était né, en 1912, à Caen, où son père et sa mère étaient professeurs aux Ecoles Normales d'Instituteurs et d'Institutrices. Ses grands paternels étaient originaires du cur de la France, de l'arrondissement de Saint-Flour exactement et s'étaient installés comme laitiers- nourrisseurs, c'est à dire comme éleveurs de vaches laitières, à Paris, impasse Gaudelet, dans le quartier de Belleville. Son grand-père, du côté maternel, était instituteur dans le département du Nord. A l'âge de huit ans, Jean Vidalenc quitta sa Normandie natale - il ne devait y revenir qu'en 1955 pour y enseigner durant 25 ans à l'université de Caen, puis à celle de Rouen - pour suivre ses parents nommés professeurs au Maroc. Il fréquenta le Lycée Lyautey de Casablanca où il obtint le baccalauréat de philosophie en 1929. Il suivit ensuite l'enseignement de la classe de Lettres supérieures au lycée Gouraud. Ses parents ayant regagné la métropole, il fut, successivement, étudiant aux Facultés des lettres de Poitiers et de Lyon où il prépara la licence d'enseignement d'histoire et de géographie qu'il obtint en 1933. Sous la direction de Zimmermann, il prépara un Diplôme d'Etudes Supérieures de Géogra¬ phie sur le canal du Rhône au Rhin (1934). A ce propos, il évoquait, avec chaleur, les journées qu'il avait passées, comme aide-marinier, sur une péniche entre Strasbourg et Lyon, Puis, il entama la préparation de l'agrégation d'histoire et de géographie, successivement à Lyon et à la Sorbonne, préparation interrompue par son service militaire qu'il effectua d'octobre 1936 à octobre 1937. A sa libération, il fut nommé professeur délégué au lycée d'Evreux. En 1939, il fut reçu au concours d'agrégation et, quelques jours plus tard, le 27 août, il était rappelé sous les drapeaux, le guerre étant en vue. Durant sa vie d'étudiant, J. V. avait parcouru, pratiquement, toute l'Europe. Il partiquait couramment l'allemand et l'anglais et, comme il le disait parfois, lisait convenablement le russe, le hongrois et le roumain, à l'aide d'un dictionnaire. Il avait été très marqué par ce qu'il avait vu des dernières années de la République de Weimar et de la montée du national-socialisme. Il avait compris, sur le terrain, que l'ordre instauré en Europe centrale, par les traités de 1919, ne pourrait se maintenir longtemps mais il était épouvanté par celui que d'autres ambitionnaient de lui substituer. Jean Vidalenc devait faire la campagne de 1939-1940 comme lieutenant de l'armée de l'air. Démobilisé en juillet 1940, il reprit ses fonctions de professseur agrégé aux lycées d'Evreux, de Chartres, puis au lycée Pasteur de Neuilly. En 1944, à la Libération, il fut nommé professeur au lycée Lakanal de Sceaux. Il s'était engagé dans la Résistance, suivant, en cela, l'exemple de ses parents, d'abord dans l'action clandestine, puis dans la lutte armée de juin à octobre 1944. Il eut la chance d'échapper à la déportation dont furent victimes, sa mère qui mourut à Ravensbriick et son père qui, heureusement, revint d'Oranienbourg. Son expérience de l'Europe d'avant guerre, de la guerre, de la Résistance devait nourrir son enseignement et c'est sans doute pourquoi les étudiants de Caen et de Rouen se bousculaient à ses cours portant sur l'histoire de l'Europe de 1919 à 1945 ou sur le second conflit mondial. 1 L'usage voulait que, dans »Francia«, les notices nécrologiques concernant les historiens allemands fussent rédigés par des Français et inversement. Sans doute, parce que, de tous les collaborateurs de »Francia«, j'étais celui qui connaissait le plus anciennement Jean Vidalenc (notre première rencontre remontait en 1937 ou 1938 alors que, jeune collégien, j'étais l'élève de son père), M. le Professeur Karl- Ferdinand Werner m'a demandé de rédiger cet hommage. Qu'il en soit vivement remercié. 964 Nekrolog Durant la guerre, il mena de front ses activités de professeur de lycée, de patriote-résistant et, sous la direction de Ch.-H. Pouthas, la préparation de son doctorat d'Etat »Le département de l'Eure sous la monarchie constiturionnelle, 1814-1848« et, sous celle d'Emile Coornaert, la préparation de sa thèse de la IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes »La petite métallurgie rurale en Haute-Normandie sous l'Ancien Régime«. Il devint docteur d'Etat en 1947. A l'époque les postes dans l'enseignement supérieur étaient rares, c'est pourquoi il ne fut appelé qu'en novembre 1951 à enseigner l'histoire moderne et l'histoire contemporaine à la Faculté des Lettres de l'Université d'Aix-en-Provence; très rares, en effet, étaient alors, en France, les Facultés des Lettres qui pouvaient s'offrir le luxe de confier à des professeurs différents l'enseignement de chaucune de ces périodes de l'histoire séparées, de façon conventionnelle, par la date de 1789. En 1955, appelé à enseigner l'histoire moderne et l'histoire contemporaine à l'université de Caen, il retrouvait sa ville natale et il n'était pas peu fier de faire remarquer à ses autres collègues de la Faculté des Lettres qu'il était, parmi eux, le seul à être né Caennais. En 1959, l'arrivée, à ses côtés, de Pierre Chaunu le déchargea de l'enseignement de l'histoire moderne et, dès lors, il put consacrer tout son temps à ce qu'il considérait comme sa période de prédilection: l'histoire contemporaine. Lorsqu' en 1965, le collège universitaire de Rouen, rameau de l'Université de Caen, devint université de plein exercice il préféra la Haute à la Basse-Normandie. De 1965 à 1969, il occupa les fonctions d'assesseur du doyen de la Faculté des Lettres et, de 1969 à 1973, il en dirigea l'institut d'histoire. Il devait, ainsi, enseigner à Rouen jusqu'à son départ à la retraite en 1980. Jean Vidalenc fut un grand et fidèle serviteur de Clio. Il honora sa discipline aussi bien dans le domaine de la recherche que dans celui de l'enseignement. Il ne se réclamait d'aucune école historique mais il n'avait pas peur d'affirmer, bien haut, ce qu'il devait à l'enseignement d'un Renouvin, d'un Pages, d'un Pouthas, d'un Coornaert, d'un Lefèbvre. Il n'oubliait pas non plus ses anciens maîtres géographes, Zimmermann, Sorre, Demangeon, Cholley dont la connais¬ sance de l'uvre lui semblait indispensable à tout historien. Se voulant historien, il n'aban¬ donna, toutefois, jamais complètement la géographie et, en 1954, il collabora encore à une »Géographie de la France«. Il savait gré aux »nouveaux historiens« d'avoir ouvert de nouvelles perspectives à la recherche historique, mais il jugeait avec ironie la prétention et l'outrecuidance de certains d'entre eux à vouloir prendre pour des imbéciles ou pour de malhonnêtes gens tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Il était si bien convaincu de l'intérêt de l'histoire économique et de l'histoire sociale qu'il assura pendant de longues années la publication de la »Revue d'Histoire Economique et Sociale«, de dix-neuf années l'aînée des »Annales«. L'uvre de Jean Vidalenc est imposante: pas loin d'une centaine de titres d'ouvrages ou d'articles, sans compter ses compte-rendus dans de nombreuses revues et, notamment, La »Revue Historique«, la »Revue d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale« et »Francia«. Comme chercheur, il eut ses secteurs de prédilection: l'histoire régionale, l'histoire de la seconde guerre mondiale et, dans les dernières années de sa vie, l'histoire militaire. Convaincu de ce que l'Université ne doit pas vivre coupée de la cité, il mit son point d'honneur à effectuer des recherches sur l'histoire de toutes les régions dans lesquelles il fut appelé à enseigner. Il resta trop peu de temps en Provence pour lui consacrer de nombreuses études mais la Normandie, où il enseigna 3 années comme professeur de lycée et 25 comme professeur d'université occupe, de toute évidence, le premier rang par le nombre des publications qu'il lui a consacrées dans son uvre et au premier rang desquelles figurent sa thèse pour le doctorat d'Etat et sa thèse de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Acteur et témoin de la seconde guerre mondiale, il voulut aussi l'étudier en historien. On ne compte plus les nombreux compte-rendus d'ouvrages consacrés à la période et qu'il rédigea pour diverses revues et, notamment, la »Revue d'Histoire de la seconde guerre mondiale«. Constatant que, dès 1920, l'histoire de la Grande guerre avait été inscrite dans les programmes officiels de l'enseignement secondaire français, il regrettait que l'on eût attendu une quinzaine Jean Vidalenc (1912-1986) 965 d'années pour que l'histoire du second conflit mondiale y figurât. En 1959, à l'Université de Caen, il fit en quelque sorte uvre de pionnier, en inscrivant la seconde guerre mondiale au programme du certificat d'Histoire Moderne et Contemporaine de la licence d'enseignement d'histoire et de celle de géographie. Il y consacra une heure hebdomadaire de cours magistral, tandis qu'une heure de travaux pratiques était assurée par l'assistant travaillant à ses côtés. Il devait publier plusieurs études originales, toutes centrées sur la période 1939-1940, dont la plus marquante fut sans doute sa minutieuse enquête sur »L'Exode de mai-juin 1940«. Durant ses dernières années de professorat et depuis qu'il était à la retraite, il avait orienté ses recherches sur l'armée française de 1814 à 1872. Il avait rassemblé une énorme documentation et il faut souhaiter que ce qu'il avait déjà rédigé puisse un jour être publié. Il ne manquait d'ailleurs aucune séance de la Commission d'Histoire militaire, dont il devait devenir l'un des vice- présidents, ni du Comité Scientifique consultatif de l'Institut d'Histoire militaire comparée. Par l'histoire militaire, Jean Vidalenc avait été conduit à l'histoire de l'administration. Il avait été frappé par l'influence que l'organisation militaire avait exercé sur l'organisation des grandes administrations civiles lorsque celles-ci avaient été mises en place. Il avait, à ce sujet, fait part de ses découvertes et de ses réflexions lors du premier colloque organisé dans les locaux du Conseil d'Etat, en 1974, sur l'histoire de l'administration française, par la IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et l'Institut français de sciences administratives. Il devait, d'ailleurs, participer aux colloques qui suivirent et y présenter des communications portant soit sur la période 1814-1815 (les préfets, les épurations administratives), soit sur la Restauration (les cabinets et entourages ministériels, les directeurs de ministères). Jean Vidalenc s'intéressa, aussi, particulièrement à tout ce qui touchait l'histoire de la France de la fin de l'Ancien Régime à nos jours. On retiendra, de ses études sur la Révolution française, son livre sur »Les émigrés français: 1789-1825« (1963), ses articles sur »l'Affaire de Quiberon« (1963), sur »la Traite des nègres en France au début de la Révolution« (1957). La monarchie censitaire fut, par lui, particulièrement choyée. Une »Restauration« qu'il publia dans la collection »Que sais-je«? eut plusieurs éditions. Il écrivit aussi »Les Demi-Soldes: étude d'une catégorie sociale« (1955), un ouvrage quelque peu iconoclaste qui, étayé sur une documentation de première main soumise à une critique rigoureuse, détruisait une bonne partie de ce qui constituait la légende dorée et épique de ces anciens officiers de l'armée impériale. Jean Vidalenc consacra deux gros volumes à »la Société française de 1815 à 1848«, l'un concernant le peuple des campagnes (1970), l'autre celui des villes et des bourgs (1973). On lui doit aussi plusieurs études sur la Révolution de 1848, une sur la »campagne des banquets« (1956), une autre sur »Louis Blanc« (1948), une sur »la Province et les Journées de Juin« (1948). Il participa, également, à plusieurs entreprises collectives, notamment à deux ouvrages de la Collection »Clio«, »Restaurations et révolutions: 1815-1871« (1953) et »la Paix armée et la Grande Guerre: 1871-1919« (1960). Dans »l'Histoire générale« de »la Pléiade«, il donna une étude sur »la Crise de l'Europe (1914-1945)«. Pour »l'Histoire de France«, dirigée par Marcel Reinhard, il rédigea les chapitres sur »le Premier Empire« et sur »la Restauration« (1954). Pour »Historia Mundi«, il écrivit »Das Kolonialsystem von 1814 bis 1918« (1961). Ses recherches l'avaient conduit à fréquenter l'Institut Historique allemand de Paris dès l'époque héroïque de la rue du Havre. Il participa ou envoya des contributions à plusieurs des colloques organisés par celui-ci: Bochum et Essen en 1955 »Probleme der deutschen und französischen Sozialpolitik im 19. Jahrhundert«, a Brème en 1969 »Die napoleonische Herr¬ schaft in Europa: Strukturen, Reaktionen«, à Mannheim en 1971 »Sozialer Wandel durch den Ersten Weltkrieg«, à Bad-Homburg en 1981 »Deutschland und die Französische Revolution«. Il fut aussi un fidèle collaborateur de »Francia«. En dehors des organismes savants spécialisés dans l'étude des questions militaires dont il a été question plus haut, il apporta son concours à la Société d'Histoire Moderne dont il assura un temps la présidence, à la Société des Etudes Robespierriste au comité de laquelle il appartint. Il 966 Nekrolog fut secrétaire de la section d'Histoire moderne et contemporaine du Comité des Travaux historiques et scientifiques et de la section d'Histoire moderne et contemporaine de la Commission des livres auprès du Ministère de l'Education Nationale. Au sein de ce dernier organisme, il faisait, pour l'information des professeurs d'histoire de l'enseignement du second degré des compte-rendus d'ouvrages savants que publiait l'hebdomadaire »l'Education natio¬ nale«. C'est que Jean Vidalenc historien n'oublia jamais qu'il était, aussi, professur d'histoire. En tant que tel, il était le plus agréable et le plus dévoué des collègues; Il n'avait rien du mandarin et n'exploita jamais les assistants et maîtres-assistants appelés à travailler à ses côtés. Sa compétence reconnue fit qu'il siégea comme examinateur d'histoire au concours d'admission à l'Ecole Spéciale militaire de Saint-Cyr - Coëtquidan de 1949 à 1973 (seul son mauvais état de santé l'obligea à y renoncer), au concours d'entrée à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux- Roses (1957-1965) et qu'il fut correcteur aux épreuves de l'agrégation d'Histoire (1977-1980). Il se montrait préoccupé des difficultés que, de plus en plus, les jeunes bacheliers recontraient pour s'adapter aux études supérieures. A leur intention, il rédigea plusieurs manuels d'initiation destinés à leur apprendre ce qu'il n'était pas permis qu'ils ignorassent s'ils voulaient poursuivre des études fructueuses, par exemple, »le Monde à la fin du XVIIP siècle« (1969), »l'Europe danubienne et balkanique: 1867-1970« (1973), »la France de la diligence au Concorde: 1814-1974« (1975), »le Second conflit mondial« (1970). Son attitude, au moment des événements de 1968, fut exemplaire, il montra la plus grande fermeté de caractère au milieu des épreuves. Tout de suite, il comprit tout ce qui pouvait se cacher de sordide derrière les grands principes dont s'enrobaient les revendications les plus insensées des étudiants en révolte. Il souffrit surtout de l'attitude de ceux des ses collègues qui abdiquèrent toute dignité et firent assaut de démagogie dans l'espoir insensé de se »faire bien voir« de leurs étudiants. Il avait une conception trop haute de son métier pour s'associer à une entreprise qui visait à faire de l'Université une institution au sein de laquelle les professeurs cesseraient d'enseigner et les étudiants d'étudier. Il fut choqué de l'ingratitude que manifestèrent les pouvoirs publics envers les professeurs qui avaient refusé de s'associer aux désordres. Il n'en garda pas moins la même foi profonde en sa mission. Jusqu'au bout, il persista à croire en la valeur exemplaire du savoir et de l'effort. L'homme était attachant; il était de ceux dont la compagnie n'était jamais ennuyeuse. Derrière l'historien apparaissait un homme de vaste culture qui connaissait bien les grandes uvres littéraires du passé mais qui était attentif à toutes les nouveautés intellectuelles de notre époque même quand elles ne l'enthousiasmaient pas. Derrière son ironie et son insouciance apparentes, derrière son scepticisme de façade se cachaient une infinie générosité et une grande indulgence pour les faiblesses et les erreurs humaines, seule la méchanceté ne trouvait pas grâce à ses yeux. C'était un ami très sûr - rien ne le chagrinait plus que la peine et les soucis de ceux qu'il appréciait - ouvert aux idées des autres et toujours prêt à aider, ne serait-ce que de ses encouragements, tous ceux dont il connaissait les difficultés. L'ingratitude de certains l'a beaucoup peiné car c'était un homme sensible, mais seuls ceux qui le connaissaient intimement pouvaient en avoir quelqu'écho. Tous les autres, ses anciens camarades d'études, ses anciens collègues, mesurent le vide que sa disparition a laissé en eux et s'associent au deuil de Madame Vidalenc, de ses cinq fils, de ses petits enfants qui, tous, tenaient tant de place dans sa vie et dans ses pensées. Jean Vidalenc (1912-1986) 967 TRAVAUX de Jean VIDALENC (les numéros suivis d'une asténque *" signalent un article) A Histoire générale 1. L'époque contemporaine: Restaurations et révolutions: 1814-1871 par J. Droz, L. Genêt et J. Vida¬ lenc, Cho. Introduction aux Etudes historiques 9. L'Epoque contemporaine I, Pans 1953, XVI-659 p (2eme édit 1963) (J Vidalenc a écrit les chapitres I, II, V et V à VIII du livre III). 2. La Paix armée et la Grande Guerre: 1871-1919 par P. Renouvin, F. Préclin, G. Hardy, L. Genêt et J Vidalenc, Cho Introduction aux Etudes historiques 9, l'Epoque contemporaine tome II, Pans 1960. 3 La crise de l'Europe, Histoire universelle, tome III (collect. Encyclopédie de la Pléiade), Pans 1958, p 705-800. 4. Das Kolonialsystem von 1814 bis 1914, dans: Histona Mundi. Ein Handbuch der Weltgeschichte in zehn Banden, Bd. X, 19. und 20. Jahrhundert, Bern 1961, p. 425-472. 5 Le Monde à la fin du XVIIIe siècle (Coli Premier Cycle Histoire), Pans 1969, 206 p. 6. L'Europe Danubienne et balkanique 1967-1970 (Premier Cycle Histoire; Coll. Un siècle d'Histoire), Paris 1973, 194 p. 7 Des grands împénalismes à l'éveil du Tiers Monde, 1914-1973 (Coll. Le fil du temps, t. 9, série historique), Pans 1974, 272 p. 8 . »La métallurgie et les industries secondaires en Europe occidentale et centrale au XVIIIe siècle«, dans: Relaziom del X. congresso internazionale de scienze stonche, Rome 4-11 sept. 1955, vol IV: stona moderna, Firenze 1955, p 295-303 B Histoire de France depuis la fin de l'Ancien Régime Fin de l'Ancien Régime, Révolution, Empire 9. Les émigrés français, 1789-1825. Caen 1963 (Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Caen 2), 471 p 10 »L'approvisionnement de Pans en viande sous l'Ancien Régime«, dans: Revue d'Histoire Economique et Sociale XXX (1952), p. 115-132. 11 . »Notes sur la vigne en France de 1789 à la fin de la Restauration«, dans, Annales de la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence XXIX (1955), p. 139-176. 12. L'Empire. La Restauration dans: Histoire de France publiée sous la direction de Marcel Reinhard, Tome II, Pans 1954, p. 178-234. 13 »La traite des nègres en France au début de la Révolution, 1789-1793«, dans : Annales Historiques de la Révolution Française n°146, 29e année (1957), p. 56-69. 14 »L'affaire de Quiberon (1795)«, dans: Actes du 87e Congrès national des Sociétés Savantes, Poitiers 1967 Section d'Histoire moderne et contemporaine, Pans 1963, p. 301-331. 15' »La caisse d'émigration, 1797-1807«, dans: Revue d'Histoire Economique et Sociale 47 (1969), p. 32-63. 16 . »L'émigration royaliste de 1815«, dans: Revue d'Histoire Economique et Sociale 53 (1975), p.304-328 17 \ »Histoire militaire et Histoire de l'Administration«, dans: Histoire de l'Administration française depuis 1800, Pans (IVe Section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes) 1975, p. 18-35. De la Restauration à nos jours. 18 Louis Blanc 1811-1882. Pans 1948 (Coll. du centenaire de la Révolution de 1848), 76p. 19. Les Demi-solde Etude d'une catégorie sociale. Pans 1955, 231p. 20. La Restauration (1814-1830), Pans 1966 (Coll. Que-Sais-je>), 128 p. 2** édition 1978, 5* édition 1983. 21. La société française de 1815 à 1848, I: Le peuple des campagnes, Pans 1970, 403 p. II: Le peuple des villes et des bourgs, Pans 1973, 543 p 22. La France de la diligence au »Concorde« 1814-1974, Pans 1975 (Coll. le Fil des temps, série géographie), 301p. 968 Nekrolog 23*. »La Province et les Journées de Juin«, dans: Etudes d'Histoire Moderne et Contemporaine, Tome 2, Paris 1948, p. 83-144. 24*. »A propos de la campagne des banquets de 1847-1848«, dans: Actes du 81e Congrès National des Sociétés Savantes. Rouen-Caen 1955. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1956, p.676-689. 25*. »Les techniques de la propagande saint-simonienne à la fin de 1831«, dans Archives de Sociologie des religions n°10 (1960), 20p. 26*. »Les troubles de l'Ouest au début de la Monarchie de Juillet«, dans : Actes du 88e Congrès National des Sociétés Savantes, Clermont-Ferrand 1963. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1964, p. 331-360. 27*. »La traite négrière sous la Restauration, 1814-1830«, dans: Actes du 91e Congrès National des Sociétés Savantes, Rennes 1966, Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1969, p. 197-229. 28*. »Les passeports: une source d'histoire économique et sociale; problèmes d'utilisation, limites et lacunes«, dans: Comité des Travaux Historiques et Scientifiques: bulletin de la section d'Histoire Moderne et Contemporaine, fasc. 8, Paris 1971, p. 187-202. 29*. »Les cabinets et les entourages ministériels sous la Restauration«, dans: Origine et histoire des cabinets des ministres en France, Paris 1975 (IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), p. 27-37. 30*. »Les directeurs des ministères sous la Restauration«, dans: Les Directeurs de Ministères en France, XIXè-XXe siècles, Paris 1976 (IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), p. 19-26. 31*. »La renaissance de la frontière du Nord (1814-1816)«, dans: Actes du 101e Congrès National des Sociétés savantes, Lille 1976, Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, tome II, Paris 1978, p. 73-88. 32*. »Note sur les épurations de 1814 et 1815«, dans: Les Epurations administratives, XIXe-XXe siècles, Paris 1977 (IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), p. 63-68. 33*. »La crise de 1815 et les préfets«, dans: Les Préfets en France (1800-1940), Paris 1978 (IVe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), p. 11-28. C Histoire régionale. Provence. 34*. »La situation économique et sociale des Basses-Alpes en 1848«, recueil publié par la Société d'Histoire de la Révolution de 1848, t. XVI de la Bibliothèque de la Révolution de 1848, s.l.n.d. 19p. 35. Lettres de Joseph-Antoine, Moustiers Thomas, préfet des Bouches du Rhône à Adolphe Thiers (1831-1836), publiées par Jean Vidalenc, Gap 1953 (Publications des Annales de la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence, nouvelle série n°5). 36*. »Les échanges en Provence à la fin du Premier Empire«, dans: Mélanges Ernest Benevent, Gap 1954, p. 65-82. 37*. »Le Journal de nouvelles< du marquis d'Albertas, Premier Président du Parlement de Provence«, dans : Actes du 79e Congrès National des Sociétés Savantes, Alger 1954. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1955, p. 43-73. 38*. »Un aspect de la vie ouvrière au XIXe siècle: le pèlerinage des Compagnons du Devoir du Tour de France à la Sainte-Baume«, dans: Actes du 80e Congrès national des Sociétés Savantes, Lille 1955. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine. Paris 1966, p. 407-425. 39*. »La Corse vue par des officiers sous la monarchie constitutionnelle, 1822-1847«, Actes du 90è Congrès national des Sociétés savantes, Nice 1965. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine. Paris 1966, p. 65-82. Normandie. 40. La petite métallurgie rurale en Normandie sous l'Ancien Régime (préface de E. Coornaert), Paris 1946, 250 p. planches, cartes (Collection d'Histoire sociale 9). 41. Le département de l'Eure sous la monarchie constitutionnelle: 1814-1848 (Thèse pour le doctorat d'Etat, Paris 1947), Paris 1952, XIX - 700 p. 42*. »L'opinion publique en Normandie et le retour des restes de Napoléon en décembre 1840«, dans: La France au XIXe siècle. Mélanges offerts à Charles-Hippolyte Pouthas, Paris, s.d., p. 211-224. Jean Vidalenc (1912-1986) 969 43*. »Les résultats de l'enquête sur le travail prescrite par l'Assemblée Constituante dans le département de l'Eure«, dans: Actes du Congrès historique du centenaire de la Révolution de 1848, s.l. n. d., p. 325-341. 44*. »L'Industrie dans les départements normands à la fin du Premier Empire«, dans: Annales de Normandie 7 (1957), p. 281-307. 45*. »Les contribuables de l'Election d'Evreux en 1787«, dans: Actes du 82è Congrès National des Sociétés Savantes. Mémoires et documents, XIII, Paris 1958, p. 37-68. 46*. »Quelques remarques sur le rôle des Anglais dans la révolution industrielle en France, particulièrement en Normandie de 1750 à 1850«, dans: Annales de Normandie 8 (1958), p. 273-290. 47*. »Relations économiques et circulation en Normandie à la fin du Premier Empire, 1810-1814«, dans: Annales de Normandie (1958), p. 441-461. 48*. »La désertion dans le département du Calvados sous le Premier Empire«, dans: Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine 1959, p. 60-72. 49*. »Les engagements volontaires dans l'armée de la Restauration, contractés dans le département du Calvados«, dans: Annales de Normandie 9 (1959), p. 109-116. 50*. »L'opinion publique dans le département de la Seine-Inférieure, à la fin du Premier Empire«, dans: Revue des Sociétés Savantes de Haute-Normandie. Lettres (1959), p. 69-82. 51*. »La crise des subsistances et les troubles de 1812 dans le Calvados«, dans: Actes du 84è Congrès National des Sociétés Savantes, Dijon 1959, Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1960, p. 321-364. 52*. »Quelques carrières d'ouvriers rouennais sous le Premier Empire«, dans: Annales de Normandie 11 (1961), p. 33-336. 53. Emile G. Léonard, Histoire de la Normandie (Coll. Que Sais-je?), 3ème édition, complétée par Jean Vidalenc, Paris 1963, 4ème édition 1972. 54*. »Journal de la visite des ports depuis le Havre jusqu'à Saint-Malo, 1756«, dans : Annales de Normandie 13 (1963), p. 97-109. 55*. »L'Europe vue par un Normand sous la monarchie de Juillet (lettres d'Eugène Osmont)«, dans: Annales de Normandie 14 (1964), p. 365-393. 56*. »Les habitants de l'Orne au début de la Monarchie de Juillet«, dans: Annales de Normandie 15 (1965), p. 567-585. 57*. »Les Allemands en Seine-Inférieure avant 1914«, dans: 1914 et les psychoses de guerre, Rouen (Centre régional de Documentation Pédagogique), 1965, p. 181-199. 58*. »Le premier bataillon de volontaires nationaux du département de la Manche«, dans: Cahiers Leopold Delisle 1966, p. 31-42. 59*. »Aspects démographiques de l'évolution d'une localité cauchoise : Bourg-Dun, dans la première moitié du XIXe siècle«, dans: Annales de Normandie 16 (1966), p. 65-83. 60*. »Quelques, aspects de la criminalité et de la délinquance dans la Seine-Inférieure à fin du Premier Empire«, dans Revue d'Histoire Economique et Sociale 1967, p. 289-305. 61*. »Les Belges dans l'agglomération rouennaise en 1921«, dans: Mélanges offerts à Guillaume Jacque- myns. Editions de l'Institut de Sociologie de l'Université libre de Bruxelles«, 1968, p. 647-659. 62*. »Les sociétés urbaines et les villes dans les arrondissements littoraux de la Seine-Inférieure sous le Premier Empire«, dans: Annales de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nice 1969, p. 291-314. 63*. »Gustave Flaubert historien de la Révolution de 1848«, dans: Europe 1969, 19p. 64*. »La crise des subsistances de 1817 dans la Seine-Inférieure«, dans: Actes du 93è Congrès National des Sociétés Savantes, Tours 1968. Section d'Histoire et Contemporaine, Paris 1971, p. 297-350. 65*. »Quelques aspects du remplacement dans la Seine-Inférieure en 1823 et 1824«, dans: Actes du 92è Congrès National des Sociétés Savantes, Strasbourg et Colmar 1967. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1970, p. 55-64. 66*. »Quelques aspects du remplacement dans la Seine-Inférieure«, dans: Actes du 93è Congrès National des Sociétés Savantes, Paris 1969. Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, Paris 1971, p. 325-357. 67*. »La Cour prévôtale de la Seine-Inférieure: 1816-1818«, dans: Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine 1972, p. 533-536. 68*. »La conscription dans la Seine-Inférieure en 1830«, dans: Revue d'Histoire Moderne et Contempo¬ raine 1973, p. 84-94. 970 Nekrolog 69*r. »Textes sur l'histoire de la Seine-Inférieure à l'époque napoléonienne 1800-1814« réunis par Jean Vidalenc, Rouen 1976 (Centre Régional de Documentation pédagogique), 134p 70*\ »La forêt de Lyons et la vallée de l'Andelle, 1800-1850«, dans: Etudes Normandes 1980, p. 53-62. 71 . »Aspects de la Seine-Inférieure sous la Restauration, 1814-1830«, Textes réunis par Jean Vidalenc, Rouen 1981, Centre Régional de Documentation Pédagogique, 120p D Seconde guerre mondiale et histoire militaire 72. L'exode de mai-juin 1940, Pans 1957 (Coll. Esprit de la Résistance, t 5), 440 p 73. Le second conflit mondial, mai 1939-mai 1945, Pans 1970 (Coli Regards sur l'Histoire II, Histoire générale), 428 p. cartes. 74*. »L'exode de 1940: méthodes et premiers résultats d'une enquête«, dans: Autour de l'Armistice de 1940 (Revue d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, 1951, p. 51-55). 75*. »Quelques remarques sur les rapports entre officiers dans l'armée française de la Révolution à 1914« (Communication faite au IXe congrès international des Sciences Historiques, Pans 1950), dans: Revue Internationale d'Histoire militaire, 1955, p. 508-516. 76*\ »Une formation originale dans l'armée de la restauration, la »Légion - régiment de Hohenlohe«, dans: Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine 1963, p 31-56 77 \ »La fin des régiments suisses dans l'armée française (1815-1830)«, dans. Actes du 99e Congrès National des Sociétés Savantes, Besançon 1974, Section d'Histoire Moderne et Contemporaine, tome II, Pans 1976, p. 419-436. 78 \ »Les divisions de série B dans l'armée française pendant la campagne 1939-1940«, dans: Revue historique des Armées 1980, p. 106-126. 79*. »Engagements volontaires dans la Garde Royale après les Cent-Jours«, dans: Revue internationale d'Histoire militaire 1981, p. 221-245. E Collaboration à Francia 80*. »Les départements hanséatiques et l'administration napoléonienne«, dans. Francia 1 (1973), p.414-450. 81 \ »La main-d'uvre étrangère en France et la première Guerre mondiale«, dans: Francia2 (1974), p. 524-550. 82 \ »La France et l'indépendance de l'Amérique Centrale Remarques sur un nouvel ouvrage Q Schneier, Frankreich und die Unabhängigkeit Spanisch-Amenkas. Zum franzosischen Handel mit den entste¬ henden Nationalstaaten, 1981), dans: Francia 10 (1982), p. 521-529 83 \ »Les émigrés françaios et les pays allemands pendant la Révolution Française«, dans: Deutschland und die Franzosische Revolution, hrsg v. Jürgen Voss, Beiheft der Francia, Bd 12 (1983), p 154-167 Jean Vidalenc a, en outre, donné à Francia, 20 compte-rendus d'ouvrages de 1975 a 1983 F Géographie 84. Jura. Pays de la Saône et du Rhône, La France, Géographie (2 vol publiés sous la direction de L Lamorlette), Pans 1954, p. 494-553. Roger Dufraisse, Paris Abstract

