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H. K. Schulze, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu (Sébastien Barret)

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Hans K. Schulze, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu. Die griechische Kaiserin und das römisch-deutsche Reich 972–991

Francia-Recensio 2009/3 Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)

Hans K. Schulze, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu. Die griechische Kaiserin und das römisch-deutsche Reich 972–991, Hannover (Verlag Hahnsche Buchhandlung) 2007, 119 p. (Veröffentlichungen der Niedersächsischen Archivverwaltung), ISBN 978-3-7752-6124-1, EUR 29,00.

rezensiert von/compte rendu rédigé par

Sébastien Barret, Orléans

C’est à l’un des documents médiévaux les plus prestigieux et les plus connus que s’intéresse le livre de Hans K. Schulze. L’acte de mariage actuellement conservé au Niedersächsisches Staatsarchiv-Landesarchiv de Wolfenbüttel est en effet, un incontestable fleuron de la production diplomatique du Moyen Âge. Cet ouvrage n’est pas né de rien: il a été question d’inscrire l’acte au patrimoine mondial de l’humanité, et cette publication s’inscrit dans ce cadre. Comme l’auteur en avertit dès l’abord, il s’agit d’un livre destiné non pas aux spécialistes, mais à un public d’amateurs avertis. En conséquence, il ne faut pas s’attendre à un ouvrage présenté avec toutes les ressources et les tactiques de l’érudition; il s’agit bien plus de présenter le document dans son contexte historique et de résumer les débats qu’il suscite.

C’est ce qui explique que le monument qui a fourni le titre de l’ouvrage n’y occupe finalement qu’une place assez réduite. Il fait l’objet d’une description soigneuse et orientée vers l’explication, suivant le texte et l’éclairant au fil des différentes parties du discours; de même, ses caractères externes, depuis son écriture jusqu’aux célèbres médaillons pourpres, sont détaillés et remis dans leur contexte. C’est peut-être là, du reste, que l’on sent le plus le poids des objectifs de la publication et des options retenues pour les atteindre. En effet, l’analyse et la présentation des différents éléments restent assez simples, souvent réduits à l’essentiel en fait. Si l’amateur averti saura en faire son miel, le diplomatiste chevronné devra prendre l’ouvrage comme un point de départ vers des enquêtes plus poussées, en commençant par exemple avec la bibliographie mise à disposition par l’auteur.

Les discussions qui ont eu lieu autour de cette pièce exceptionnelle sont résumées et critiquées. Tout d’abord, la question de sa place dans les processus de genèse et de tradition textuelle: l’on s’est demandé si l’exemplaire actuellement conservé n’était pas, plutôt qu’un original, une copie de prestige – soupçon qui s’appuyait entre autres sur le fait que l’acte n’est pas scellé, malgré une clause de corroboration explicite. L’auteur tient néanmoins pour la thèse selon laquelle cette absence s’expliquerait par la transmission de l’acte à Theophano à la manière byzantine, c’est-à-dire sous la forme d’un rouleau tenu fermé par un lacet scellé d’une bulle d’or. L’extrême soin apporté à la confection du document le conduit également à penser qu’il devait jouer un rôle public et symbolique envisageable seulement pour un original – en aucun cas celui d’une copie pour ainsi dire privée et décorative que l’impératrice aurait réclamée et obtenue après avoir vu l’Ottonianum de Rome, thèse défendue par le byzantiniste Werner Ohnsorge.

En fait, la plus grande partie du livre tourne autour de la personne de Théophano et de ses destinées à la cour ottonienne, qui servent pour ainsi dire d’écrin à l’acte de mariage. Le tout est complété par une brève édition du texte avec traduction en langue allemande et par un fac-similé (de taille réduite, bien entendu) de grande qualité, qui s’ajoute aux reproductions de détail in-texte. L’ensemble forme un petit livre de belle facture. La présentation qui est faite de l’»impératrice grecque«, de son mariage, de sa vie et de son action entre 972 et 991, sans oublier bien sûr l’acte, intéressera plusieurs catégories de lecteurs. Les uns y trouveront un accès relativement simplifié à l’histoire de Théophano et du document, qui leur permettra néanmoins de jeter aussi un œil dans les débats historiographiques afférents; d’autres y verront un premier point d’accès à des thèmes que la bibliographie thématique – forcément et explicitement sélective – permettra de commencer à approfondir. Le grand écart auquel est contraint le spécialiste qui s’adresse à un public plus vaste se fait parfois sentir; ici où là, un certain effet de gauchissement du discours est sensible, sans que cela ne prenne de proportions gênantes. En d’autres termes, cet intéressant ouvrage bellement illustré atteint bien les objectifs qu’il s’est fixés – une utilisation de ce livre dans un cadre pédagogique paraît du reste tout à fait possible.

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H. K. Schulze, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu (Sébastien Barret)
In: Francia-Recensio, 2009-3, Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)
URL: http://www.perspectivia.net/content/publikationen/francia/francia-recensio/2009-3/MA/schulze_barret
Dokument zuletzt verändert am: Feb 22, 2012 03:27 PM
Zugriff vom: May 24, 2012