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P. Rückert (Hg.), Der württembergische Hof im 15. Jahrhundert (Jean-Marie Moeglin)

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Peter Rückert (Hg.), Der württembergische Hof im 15. Jahrhundert. Beiträge einer Vortragsreihe des Arbeitskreises für Landes- und Ortsgeschichte

Francia-Recensio 2009/3 Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)

Peter Rückert (Hg.), Der württembergische Hof im 15. Jahrhundert. Beiträge einer Vortragsreihe des Arbeitskreises für Landes- und Ortsgeschichte, Stuttgart (Kohlhammer) 2006, VI–208 p. (Veröffentlichungen der Kommission für Geschichtliche Landeskunde in Baden-Württemberg. Reihe B. Forschungen, 167), ISBN 978-3-17-019759-6, EUR 20,00.

rezensiert von/compte rendu rédigé par

Jean-Marie Moeglin, Paris

Dans le sillage de la grande entreprise dirigée par la Residenzenkommission de l’Akademie der Wissenschaften zu Göttingen sous l’égide de Werner Paravicini, ce volume s’efforce d’éclairer le développement de la cour princière et de la vie de cour autour des comtes puis ducs de Wurtemberg, tout particulièrement dans la seconde moitié du XVe siècle marquée par la forte personnalité d’Eberhard le Barbu (1445–1496). Après une introduction de l’éditeur du volume, Peter Rückert, Sönke Lorenz (p. 9–51) reconstitue de manière détaillée l’ascension du lignage des Württemberg depuis leurs débuts de dynastes au pouvoir appuyé sur la maîtrise de quelques châteaux jusqu’à la constitution en dynastie à la tête d’un état princier définitivement centré après 1482 autour de Stuttgart comme résidence du prince et de sa cour. Oliver Auge (p. 53–74) complète la contribution précédente en montrant comment, favorisé par les partages dynastiques du XVe siècle, s’est réalisé en concurrence avec Stuttgart l’essor de deux autres villes-résidences, Urach et Tübingen. Dieter Mertens (p. 75–98) revient sur les crises dynastiques du XVe siècle et de la première moitié du XVIe siècle pour montrer qu’au delà de leurs circonstances particulières l’enjeu était la tentative – plusieurs fois amorcée par les états mais sans succès durable – de faire exister le Wurtemberg autrement que comme une principauté ancré dans la référence au prince et à sa cour. Folker Reichert (p. 99–113) étudie la »cour en voyage« et montre à partir du cas d’Eberhard le Barbu les spécificités d’un voyage princier, en Italie pour aller chercher son épouse Barbara de Gonzague, à Jérusalem pour recevoir l’adoubement chevaleresque. La contribution de Gabriel Zeilinger (p. 115–148) vise à reconstituer le fonctionnement de la cour entre le quotidien et l’exceptionnel, le mariage au début juillet 1474 d’Eberhard le Barbu et de Barbara de Gonzague. Une série de documents comptables permet de reconstituer la composition des cours wurtembergeoises en régime normal; celle d’Urach aurait ainsi réuni à la fin des années 1470 au maximum quelque 120 à 130 personnes, ce qui la situerait sans doute vers le bas de l’échelle des cours princières européennes. L’étude prosopographique permet également de mettre en évidence l’importance des différentes strates qui fournissaient ses membres à la cour princière: ceux issus d’un petit nombre de lignages de la petite noblesse tels que les Ehingen, liés au prince par un système de services réciproques, ou bien les 16 gradués d’université qu’Eberhard le Barbu a eus à son service. En appendice est édité un compte de dépenses de la cour d’Urach en 1468–1469. Felix Heinzer (p. 149–163) étudie les livres possédés par les deux cousins Eberhard le Barbu (30 ont été identifiés) et Henri (5 identifiés) pour dresser d’eux un portrait culturel et intellectuel croisé. La figure d’Henri en ressort fort différente de son portrait habituel de prince mentalement fragile voire déséquilibré même si les traces psychologiques de son éprouvante captivité sur l’ordre de Charles le Téméraire transparaissent dans les marginalia qu’il a portés dans ses livres. L’utilisation de leurs livres par les deux princes n’était en tout cas pas la même: Eberhard se constitue une bibliothèque de prince conscient des impératifs de la représentation; Henri lit ses livres et s’en approprie le contenu. Cette esquisse est complétée en ce qui concerne Eberhard par la contribution de Volker Honemann (p. 165–176) qui met l’accent sur l’intérêt d’Eberhard pour des œuvres instruisant le prince. C’est enfin au rôle d’Eberhard comme bâtisseur d’églises qu’est consacrée la contribution de Katharina Laier-Beifuss (p. 177–193). Un index des lieux et des personnes termine ce volume solide et cohérent; il mérite de retenir l’attention au delà des seuls spécialistes de l’histoire du Wurtemberg.

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P. Rückert (Hg.), Der württembergische Hof im 15. Jahrhundert (Jean-Marie Moeglin)
In: Francia-Recensio, 2009-3, Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)
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Dokument zuletzt verändert am: Feb 28, 2012 03:34 PM
Zugriff vom: May 24, 2012