F. Jürgensmeier, R. E. Schwerdtfeger (Hg.): Orden und Klöster im Zeitalter von Reformation und katholischer Reform 1500-1700 (Claude Muller)
Orden und Klöster im Zeitalter von
Reformation und katholischer Reform 1500–1700. Band 2, hg. Von
Friedhelm Jürgensmeier. Regina Elisabeth Schwerdtfeger. Münster
(Aschendorff) 2006. 229 p. (Katholisches Leben und Kirchenreform im
Zeitalter der Glaubensspaltung, 66), ISBN 3-402-02987-1, EUR 22,80.
rezensiert von/compte rendu rédigé par
Claude Muller, Colmar
L’historiographie catholique allemande, par ailleurs prolifique ces dernières décennies, s’emballerait-elle depuis l’élection au pontificat du cardinal Josef Ratzinger sous le nom de Benoît XVI, s’alignant sur le nombre exponentiellement croissant des pèlerins allemands à Rome? Au même moment où Erwin Gatz fait paraître chez Herder son volume VII de »L’Histoire de l’Église consacrée aux ordres religieux depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours«, voici que Friedhelm Jürgensmeier et Regina Elisabeth Schwerdtfeger nous proposent le tome 2 d’une histoire des mêmes ordres religieux de 1500 à 1700.
Rappelons que le tome 1 avait évoqué les bénédictins et les bénédictines, les cisterciens et les cisterciennes, les ordres teutoniques et de Saint-Jean, entre autres. La deuxième livraison s’intéresse essentiellement aux dominicains (Klaus-Bernward Springer), aux augustins (Michael Klaus Wernicke), aux carmélites (Nicole Priesching), aux clarisses (Karl Suso Frank), aux chartreux (James Hogg), aux jésuites (Michael Müller) notamment.
D’emblée ciblons l’intérêt de l’ouvrage: des chiffres et des localisations sur les cartes, particulièrement précises; des textes denses, concentrant de multiples informations, une bibliographie donnant de bonnes pistes pour approfondir tel sujet régional; et surtout un plan commun permettant de mieux différencier les ordres selon les thèmes choisis (par exemple l’attitude par rapport au concile de Trente). Et bien sûr, leur regroupement en un ouvrage unique, même si l’on peut ergoter sur le plan. N’aurait-on pas pu regrouper les ordres mendiants et les ordres contemplatifs par exemple? On reste un peu sur la faim, quant aux possessions de ces abbayes ou ces monastères: une cartographie de terres appartenant à tel ou tel ordre n’aurait-elle pas été utile? Car la pauvreté individuelle des religieux et religieuses n’exclut pas la richesse collective.
Est-il encore possible d’ajouter quelques éléments bibliographiques pour l’Alsace notamment? Ainsi il existe une »Chartreuse de Molsheim«, éditée par la société d’histoire de Molsheim, en 1990 et quelques articles non cités de la revue »Archiv für elsässische Kirchengeschichte« devenue »Archives de l’Église d’Alsace« que l’on peut trouver dans les tables du n° 39, 1976–1979. Ces quelques réserves n’enlèvent en rien le mérite d’une collection que l’on pourra avantageusement comparer au »Guide pour l’histoire des ordres et des congrégations religieuses« pour la France du XVIe au XXe siècle, paru aux éditions Brepols sous la direction de Daniel Odon Hurel en 2001.
Lizenzhinweis: Dieser Beitrag unterliegt der Creative-Commons-Lizenz Namensnennung-Keine kommerzielle Nutzung-Keine Bearbeitung (CC-BY-NC-ND), darf also unter diesen Bedingungen elektronisch benutzt, übermittelt, ausgedruckt und zum Download bereitgestellt werden. Den Text der Lizenz erreichen Sie hier: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/de

