You are here: Home content Publikationen Francia-Online Francia-Recensio 2008-1 Mittelalter – Moyen Âge (500–1500) G. of Mons: Chronicle of Hainaut (Mathieu Olivier)
Personal tools
Navigation
 

G. of Mons: Chronicle of Hainaut (Mathieu Olivier)

— filed under:
Gilbert of Mons, Chronicle of Hainaut. Translated into English by Laura Napran with introduction and notes

Francia-Recensio 2008/1 Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)

Gilbert of Mons, Chronicle of Hainaut. Translated into English by Laura Napran with introduction and notes, Woodbridge (The Boydell Press) 2005, XXXVIII–221 p., ISBN 1-84383-120-1, GBP 45,00.

rezenziert von/compte rendu rédigé par

Mathieu Olivier, Paris

Si la biographie de Gilbert (ou Gislebert) de Mons (né vers 1150, mort en 1224), chancelier et diplomate du comte de Hainaut Baudouin V, est maintenant bien connue, son œuvre de chroniqueur en revanche n’a toujours pas reçu l’attention qu’elle mériterait. Le présent travail de L. Naplan vient donc fort à propos pour tirer du relatif oubli dans lequel il était tombé un témoin important de l’historiographie de la fin du XIIe siècle. Le titre se révèle être quelque peu fallacieux: L. Naplan offre plus qu’une simple traduction en anglais du texte latin déjà édité à plusieurs reprises. L’auteur se fonde certes sur l’édition de référence déjà ancienne que l’on doit à Léon Vanderkindere (»La Chronique de Gislebert de Mons«, 1904), dont elle a pu vérifier et éprouver l’acribie. De ce dernier elle ne conteste pas les choix éditoriaux (notamment le choix du manuscrit de Paris, BNF lat. 11105 comme manuscrit de base). Son propre travail heuristique lui a néanmoins permis de mettre au jour à Bruxelles un troisième témoin tardif (Bibliothèque Royale MS II 1555) de la »Chronique de Hainaut«, une copie du XVIIIe siècle qui, quoique de peu de valeur pour l’établissement du texte, n’en est pas moins notable en ce qu’elle atteste de l’intérêt porté à cette œuvre à une date très tardive. La nouvelle collation complète de ces trois manuscrits, réalisée par ses soins, l’amène maintes fois à corriger dans le détail le texte donné en 1904, rectifiant notamment ici ou là des mélectures évidentes ou des choix de ponctuation contestables. Dans une introduction qui aurait peut-être gagné à être un peu plus étoffée, le lecteur trouvera par ailleurs, outre une présentation succincte de la vie et de la carrière du chroniqueur ainsi que de son œuvre, quelques autres données nouvelles sur l’histoire des manuscrits, brièvement exposées. L’apport essentiel du travail de L. Naplan réside sans nul doute dans la précision et la richesse des notes dont l’essentiel porte sur les lieux et les personnages qui apparaissent dans la chronique. Nourries des acquis les plus récents de la recherche, anglo-saxonne surtout, elles constituent un authentique progrès par rapport à l’édition de L. Vanderkindere. Un seul bémol peut-être pourrait être formulé: sans doute motivée par le souhait de ne pas compliquer l’accès à une parution destinée prioritairement à un public de non-spécialistes, la fusion sur un seul niveau de notes du commentaire proprement dit et de ce qui relève de l’apparat critique décontenancera le lecteur habitué aux éditions de textes médiévaux. La traduction elle-même, au plus près du texte et dépourvue d’apprêts superflus, est fidèle à l’exigence de simplicité qui a guidé L. Naplan. Cette même exigence de simplicité et d’accessibilité l’a conduite à conserver le découpage du texte hérité de l’édition Vanderkindere, dont elle signale pourtant le caractère nettement artificiel au regard de la tradition textuelle. Le maniement du texte est en outre grandement facilité par un index locorum et personarum exhaustif.

Adaptée aux besoins d’un public spécifique, cette publication semble parée de toutes les qualités pour remplir son office. Mais le spécialiste comme plus largement le lecteur non anglophone y puiseront également une foule de détails utiles à une bonne intelligence d’un texte méconnu. L’un et l’autre auraient donc bien tort de négliger le recours à un travail qui contribuera à rendre plus accessible ce maillon clé de l’historiographie hennuyère dont on retrouve au XIIIe siècle l’empreinte chez Jacques de Guise, Gilles d’Orval et Baudouin d’Avesnes.

Lizenzhinweis: Dieser Beitrag unterliegt der Creative-Commons-Lizenz Namensnennung-Keine kommerzielle Nutzung-Keine Bearbeitung (CC-BY-NC-ND), darf also unter diesen Bedingungen elektronisch benutzt, übermittelt, ausgedruckt und zum Download bereitgestellt werden. Den Text der Lizenz erreichen Sie hier: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/de

Document Actions
Zitierhinweis
Empfohlene Zitierhinweise:
G. of Mons: Chronicle of Hainaut (Mathieu Olivier)
In: Francia-Recensio, 2008-1, Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)
URL: http://www.perspectivia.net/content/publikationen/francia/francia-recensio/2008-1/MA/Gilbert-of-mons_Olivier
Dokument zuletzt verändert am: Oct 29, 2008 10:25 PM
Zugriff vom: May 23, 2012